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 Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]

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Alexander Gray
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MessageSujet: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Mer 12 Aoû - 22:36





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray







Une matinée animée par une gastro fulgurante et une hémorragie nasale sans gravité nous avaient conduits jusqu’à l’après-midi dans un train d‘enfer. Aheum. Je profitais donc de ces moments d’accalmie pour “parfaire” ma culture en me plongeant dans de nouvelles lectures.

En fait, j’avais trouvé un bouquin sans doute oublié dans la salle de pause du personnel, un roman à l’eau de rose incroyablement fleur-bleue. Ne voyant personne venir le récupérer et ayant du temps à tuer, je l’ai donc emprunté mais tout en laissant une note à sa place au cas ou le.. enfin je supposais plutôt la… propriétaire ne revienne le récupérer. Ce qui était tout de même une preuve flagrante d'honnêteté de ma part car je jouais tout de même ma réputation à lire ce genre de truc. Imaginez donc combien je m’ennuyais.

Et la, j’en étais au quatrième chapitre, au moment palpitant ou Camille avouait ses sentiments à Chester alors que celui-ci se trouvait dans un état végétatif, entre la vie et la mort sur son lit d'hôpital. Ceci des suites d’un accident entre un hors-bord et un hélicoptère, le tout lorsqu’il tentait de sauver la jeune femme des griffes d’un trafiquant hongrois. Passionnant. Je cessais un instant ma lecture pour regarder de nouveau la couverture. Un couple enlacé sur fond d’explosion. J’avais juste l’envie d’envoyer le bouquin par la fenêtre mais comme il ne m’appartenait pas…

Alors je préférais me lever et me dégourdir les jambes jusqu’à l’accueil ou, pour ne pas changer, Piplette la réceptionniste et Barbie l’infirmière se racontaient encore leurs vies. Chaque jour, en tendant l’oreille, je pouvais pratiquement suivre pas à pas les aventures de Piplette et de son colocataire aux gros pectoraux. Mais cela n’avançait pas bien vite. Qui sait si nous avions quelques trafiquants hongrois dans les parages, cela aurait pu aider.

Un appel troubla la conversation. Apparemment l’on nous amenait un blessé. Les demoiselles passèrent rapidement à un autre sujet.


- Tu crois que c’est grave ?
- D’après la personne qui a appelé, oui.


Et je les regardaient se questionner plutôt que réagir, soupirais et frappais des mains afin de les ramener dans le monde réel avant de rejoindre l’entrée pour la réception du blessé, préparant et approchant un brancard et ne manquant pas de lancer à la blondinette au passage.

- Miss Barbie ? Sans vous commander, vous pouvez aller préparer la salle 2 ?


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Dernière édition par Alexander Gray le Sam 5 Sep - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Ven 14 Aoû - 12:48

✽ Le feu et la glace ✽

Tout avait commencé après qu'un voisin ait téléphoné parce que « la jeune femme d'à côté » était tombée d'une échelle et ne bougeait plus ; il semblait aussi que ses jambes étaient cassées si l'on se référait au fait « que ça faisait des formes bizarres » que la personne avait baragouiné - on ne pouvait parfois attendre guère mieux des individus lambda en situation de stress et ce d'autant plus s'ils n'avaient reçu aucune formation de secourisme ou n'avaient pas de connaissances médicales.
Rapidement, Armance, son collègue et un infirmier principal montèrent dans un des véhicules qui avaient été mis à la disposition de la caserne et dont la rapidité n'égalait que ceux des urgences de l'hôpital.
Localisé l'appel n'avait pas été compliqué et les informations avaient été transmises sur leurs montres et sur le système de l'ambulance, ce qui leur avait permis à tous les trois de recevoir des précisions concernant la victime. Pas d'antécédent d'allergie ou de maladies graves, déjà hospitalisée avant son entrée dans la Ville pour une fracture au bras gauche, bref des conditions favorables pour que rien de grave ne se produise.

A ceci près bien entendu que sa chute ne s'était pas faite directement sur le sol mais d'abord sur la table basse en verre qui s'était brisée sous l'impact du choc. La scène n'était pas jolie à voir et il avait fallu au coéquipier de l'asiatique beaucoup de patience pour convaincre le voisin de rentrer chez lui une fois qu'il eut fini d'être interrogé puis remercié. L'infirmier principal – Luigi – s'affairait déjà à établir un premier diagnostic de l'état de Mademoiselle Carter qui permettrait ensuite à la jeune femme d'en alerter l'hôpital afin qu'une salle correctement équipée soit prête à leur arrivée. Malheureusement les choses ne purent se passer ainsi car la santé de Mlle Carter était préoccupante. Sa fracture à la jambe gauche était ouverte et plusieurs morceaux de verre s'étaient enfoncés dans son dos près de sa colonne vertébrale ; il fallait la transporter sans plus tarder. Tandis que l'infirmier stabilisait la victime, les deux pompiers la transportèrent sur un brancard et sur deux étages puisque l'ascenseur n'était pas assez grand. Bien évidemment, c'est à ce moment là que le voisin encombrant (et probablement amoureux de la demoiselle) ressortit de chez lui alarmé et bouscula l'ancienne policière afin de s'enquérir de l'état de sa voisine au détriment de l'équilibre précaire dans lequel ils étaient tous les cinq. Une douleur fulgurante la lança dans sa cheville mais pour le moment, elle n'avait pas la possibilité d'y faire quoique ce soit, par ailleurs Mlle Carter ne pouvait pas attendre. Sans prendre de gants Armance s'adressa à l'homme d'une voix plus dure et sèche qu'elle ne l'aurait voulu mais qui s'expliquait par la torture qu'elle infligeait à sa cheville pour ne pas s'écrouler.

« Stop. Si vous souhaitez venir avec nous pour s'assurer de sa santé il y a de la place, elle ignora les regards dépités de ses camarades, mais si vous nous gênez je n'hésiterai pas à vous balancer hors de l'ambulance en chemin, je me suis bien fait comprendre ? »

Une fois dans le véhicule, l'Australienne appela l'hôpital afin de les avertir en quelques mots de l'état de la demoiselle. Elle ignora la plainte et les larmes de l'homme – qui avait fini par révéler son nom : Lawrence Stomby – et préféra surveiller les constantes de la victime tandis que son coéquipier zigzaguait entre les voitures, les sirènes hurlant dans les rues.
Dès que la façade de l'hôpital apparut, le reste s'enchaîna rapidement, Armance laissa ses deux camarades la devancer, préférant éloigner Mr Stomby dont la détresse ne ferait que nuire au travail des médecins et infirmières. De plus, cela lui permettait de ne pas forcer sur son pied et ainsi de diminuer la douleur.
Lorsqu'elle rentra à son tour dans le bâtiment, elle constata que Luigi avait déjà indiqué aux personnes en charge son propre diagnostic et ne restait pour le moment que deux réceptionnistes, son coéquipier, des personnes qui attendaient des nouvelles de leurs proches et enfin Mr Stomby.

« Excusez-moi, une femme vient d'arriver dans votre service, Mademoiselle Carter, elle a bien été prise en charge par un de vos médecins ? »

Il ne faisait aucun doute que l'attente serait longue, mais peut-être qu'elle pourrait en profiter pour prendre de quoi se soigner et ainsi éviter que cet incident fasse du bruit. Les pleurs de Mr Stomby se confondaient avec le brouhaha ambiant et l'asiatique aurait presque pu oublier sa présence, si elle ne craignait pas qu'à tout moment la panique le reprenne. Elle n'imaginait pas ce qui se passerait si Mlle Carter avait un petit ami et qu'il débarquait ici.

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Alexander Gray
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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Ven 14 Aoû - 19:39





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray







La blessée arriva en trombe, ce qui réveilla un peu l’ambiance sous narcolepsie des lieux. Elle fut rapidement placée dans la salle de soins d’urgence apprêtée pour l’occasion et je me mis en route. Prenant tout d’abord des nouvelles auprès de l’infirmier l’ayant amené. Celui-ci me fit rapidement le détail de la situation alors que je vérifiais ses dires au fur et à mesure et avant toute chose. J’essayais de la faire parler, la garder consciente tout en vérifiant de nouveaux les signes vitaux.

- Mademoiselle ? Vous m’entendez ? Quel est votre nom ? Vous pouvez me dire votre nom ? Vous êtes aux urgences de l’hôpital, on s’occupe de vous.

Puis je lançais vers l’infirmière : “Perfusion”. Même si c‘était l’évidence même qu’elle devait commencer par la dans un tel cas. La pauvre fille devait en baver dans cet état.

La patiente était couchée de coté, les éclats de verre dans son dos me semblant plus qu’inquiétant à première vue, je me penchais sur sa jambe continuant de lui parler mais ce devint difficile de la garder éveillée. Elle était parvenue à me balbutier son nom entre deux plaintes mais je n’en compris que le nom de famille.

- Carter ? Mademoiselle Carter ? Bien. Vous avez les jambes cassées, une vilaine fracture et des blessures au dos, surtout restez dans cette position. Ne tentez pas de vous tourner, c’est compris ? Ne bougez pas.

C’est qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Je demandais à ce que l’on avertisse la salle des radios, me rendant compte subitement que si tous s’affairaient comme il le fallait, il en demeurait une qui n’avait pas encore bougé depuis tout à l’heure.

- Miss Barbie ?! Perfusion !

Mais elle regardait la plaie ouverte comme si elle voyait une pour la première fois de sa vie. Changeant de couleur pour un vert pâle digne d’un maquillage d’Halloween. Décidément, à croire qu’elle vendait des cachous dans une pharmacie avant de débarquer ici. Je lui rappelais une nouvelle fois, prenant soin de lui indiquer le dosage pour le cas ou elle aurait également oublié. Vint finalement à sa rencontre voyant son immobilisme pesant et claquais des doigts juste devant son nez pour la réveiller. Elle sursauta presque.

- Perf’ s’il vous plaît. Vous n’allez pas tourner de l’oeil par dessus le marché. Allons !

Le ton avait un peu monté mais c’était nécessaire. Une seconde infirmière, heureusement, s’était jointe à nous, amenant avec elle le dossier de la patiente et fit le tour de ce qu’il était nécessaire de savoir sans perdre de temps.

- Préparez une poche de plasma du même groupe. Elle devra monter au bloc pour radio et chirurgie, avertissez le chirurgien de garde.

Je veillais à ce que Barbie s'exécute d’un oeil tout en m’occupant de sa jambe et faisant cesser l’hémorragie en compagnie de sa collègue. Alors que nous étions sur le point de nous occuper de son dos, en attendant que le bloc opératoire soit prêt, la blondinette revint et nous questionna sur son état. Apparemment quelqu’un, une femme, voulait s’assurer que la patiente avait bien été prise en charge.

- Répondez-lui que c’est en cours mais pitié que personne n’entre ici. Un geste de travers et la demoiselle n’ira plus danser en boite durant un sacré bout de temps. Et ce ne sera pas du aux fractures.

Cette proximité avec la colonne vertébrale rendait l’opération délicate et je ne pouvais m’occuper que des éclats n’ayant pas risqué d’atteindre un point vital. La chose étant du ressort des chirurgiens à présent.

Stabilisée pour l’instant, je vérifiais son pouls et sa tension lorsqu’un type déboula dans la pièce. Barbie avait bien tenté de le retenir apparemment mais elle se retrouva bousculée et rembarrée plutôt rudement.


- Tout d’abord, on se calme avec le personnel. Ensuite je vous demanderai de sortir monsieur. Son état est stabilisé mais elle doit passer au bloc. On vous avertira.

Mais le gars, passablement excité et surtout probablement très inquiet devait être sourd et se jeta en direction du lit. L’on pourrait dire qu’il agissait sur le coup de la panique mais tout de même, il faillit lui arracher cette précieuse perfusion que j’avais eu bien du mal à faire mettre en place. Je le repoussais, gentiment au début, faisant barrage entre lui et la patiente répétait les même mots que tout à l’heure. Espérant qu’il capte cette fois. Mais non, il était têtu le bougre.

- Monsieur, allez attendre dans la salle à côté, on vous tiendra au courant.

Mais quelque chose me disais que cet asticot n’allait pas se calmer aussi facilement. Hum… Barbie ? Un calmant pour le monsieur ? C’était tentant mais je préférais le repousser une fois de plus, fermement mais sans agressivité.

L’on venait justement chercher la demoiselle qui, mise sous sédatif, gazouillait quelque chose d’incompréhensible. Peut être quelques mots doux pour son énervé de petit ami, que sais-je
.

Il tint à suivre le convoi malgré mes recommandations. Celles-ci, une dernière fois devinrent des ordres. Je n’étais pas d’un naturel violent mais s’il continuait ainsi, j’allais devoir le pincer la ou ça calme.

- Allez prendre l’air, je vous avertirai personnellement ok ?

Puis je me tournais vers Barbie toujours au teint vert pâle.

- Vous aussi, allez prendre un bol d‘air, boire un soda ou je vous fait interner. Allez zou.

Les choses semblaient se calmer un peu, je me tournais alors vers celle devant visiblement faire partie des urgentistes ayant amené la patiente.

- C’est vous qui avez amené Melle Carter ? Et l’autre loustic aussi je présume. Oh mais ça n’a pas l’air d’aller bien bien vous non plus. Vous n’allez tout de même pas tourner de l’oeil aussi ?


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Lun 17 Aoû - 10:11

✽ Le feu et la glace ✽

Elle n'avait pas bronché lorsque la réceptionniste avait confié la mission à sa collègue blonde d'aller prendre des nouvelles de la patiente envoyée au bloc 2, et encore moins lorsque la jeune femme avait confessé, mal à l'aise, que l'attente serait longue.

« Vous comprenez nous avons rarement des blessés aussi graves que, elle regarda son ordinateur, que Mlle Carter et puis il faut... » Elle s'arrêta brusquement alors que derrière Armance, une certaine agitation envahissait la salle d'attente. L'asiatique se retourna et son regard tomba sur ce qui avait attiré l'attention de la réceptionniste : Gabriel tentait à nouveau de calmer l'amoureux transi qui avait recommencé à s'agiter et à gêner mais aussi inquiéter les autres personnes présentes qui attendaient d'être prises en charge ou qu'on leur donne des nouvelles d'un de leur proche. « Monsieur, s'il vous plaît pourriez-vous... » Elle  prononça un juron et dit à Armance. «  Cela ne vous dérangerait pas de vous occuper de lui ? On n'est dans un hôpital et... » Elle fut interrompue par la jolie blonde de tout à l'heure dont la mine sombre ne promettait rien de bon. Murmurant quelques mots à l'oreille de sa collègue, elle évitait soigneusement de regarder la pompière.

« Il nous est impossible de vous dire quand les soins portés à la patiente seront terminés, elle hésita, son état est très sérieux et nous ne savons pas si... »

On entendit un cri derrière vous suivi d'une ignoble grossièreté. L'Australienne avait reconnu la voix de son coéquipier et ne fut pas vraiment surprise en constatant que Mr Stomby s'était enfui en direction des salles d'opération. Il avait très certainement entendu la conversation qu'elle avait eu avec la réceptionniste.

« Merde. Elle se rapprocha du jeune homme. Tu vas bien ?
– Désolée Army, je ne pensais pas qu'il serait aussi fort. »  

Elle serra un instant son épaule pour le rassurer. Il était impossible dans son état de se lancer à la poursuite de cet imbécile, elle ne pouvait que prier pour que la sécurité de l'hôpital soit efficace et/ou que le personnel soit assez ferme pour le renvoyer sec dans la salle d'attente.

« Suis-le Gabriel, je vais prévenir Luigi qu'on reste ici un moment, et veille à ce qu'il ne fasse rien de grave. »

Plusieurs événements se déroulèrent alors que Armance s'assurait de dire à l'infirmier principal d'avertir la caserne qu'ils rentreraient plus tard car ils devaient assurer une sorte de service après-vente. Elle se chargea ensuite avec l'aide d'infirmières de faire revenir le calme dans le hall et parmi les gens présents et témoins de la scène. Ses anciens réflexes de policière lui furent d'une grande aide pour canaliser la masse et obtenir également un certain ascendant sur elle – ah le pouvoir de l'uniforme !
Ce n'est qu'en revoyant le fameux voisin excité accompagné de son coéquipier et d'un médecin – si elle se fiait à la blouse blanche  - qu'elle se tendit une nouvelle fois, craignant les débordements qui pouvaient surgir. La situation paraissait néanmoins sous contrôle, si bien que l'asiatique se permit de se détendre. Dans le même temps, un jeune homme aux cheveux fous s'approcha d'elle. Alors qu'elle s'apprêtait à lui répondre, elle recula d'un pas, un petit pas, mais juste assez pour percuter le chariot qu'elle n'avait pas vu, qui traînait sur sa route et qui la fit se cogner violemment sur sa blessure déjà présente.  
Elle se mordit furieusement la lèvre et ne conserva son équilibre que grâce à la chaise sur laquelle elle s'appuya.

« C'est moi oui. » Les mots étaient hachés et essoufflés. « C'est son voisin, Mr Stomby, c'est lui qui a donné l'alerte, j'espère qu'il ne vous a pas causé trop d'ennuis. » Il relevait de sa responsabilité et elle en avait bien conscience, mais il faut dire qu'à cet instant précis son esprit était plus préoccupé par la douleur qui la faisait souffrir que par des considérations administratives. « Ça ira. » Son ton était sec. Armance ne se laisserait certainement pas soigner par le premier venu... et si son orgueil et sa réserve ne l'en empêchaient pas, elle demanderait à Luigi de s'en charger - sauf qu'elle ne voulait pas lui donner plus de boulot que ça et inquiéter Gabriel. « Ce n'est rien. Merci Docteur ? »

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Alexander Gray
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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Mar 18 Aoû - 7:46





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray



Hé bien, j’avais bien l’impression que cette histoire n’était pas tout à fait terminée. L'énerver était finalement sorti prendre l’air mais jusqu’à quand avant de revenir faire du grabuge.  Il n’y avait pas que moi à l’attendre de pied ferme mais tout de même. Quant à la petite dame que j’avais devant moi, elle tâchait, je ne savais trop pour quelle raison, de jouer les courageuses mais on ne me la faisait pas si facilement.

- Gray. Docteur Alexander Gray. Celui qui va vous caler sur l’épaule en moins de deux et vous mettre sur une table d’examen si vous ne venez pas par vous même.

Chose que je n’aurais pas forcément fait si elle avait eu le physique d’une catcheuse professionnelle. Mais la, à rapidement en juger, c’était tout à fait faisable. Au lieu de cela, j’adoptais tout de même une manière plus civilisée en premier lieu et lui tendit mon bras et mon épaule. Depuis tout à l’heure, elle ne voulait pas lâcher cette chaise, me répondait avec le souffle coupé et tout allait bien ? Mon oeil.

Mon expression ne prêtait pas vraiment à sourire et je la fixais, attendant une réaction tout autre qu’un nouveau “ce n’est rien”.


- Ecoutez, libre à vous de refuser que je vous examine. Je n’ai pourtant jamais mangé personne que je sache. Peut être préférez vous un autre médecin, dans ce cas, je vous le fait appeler. Aucune soucis. Mais ne me la faites pas et me dire que tout va bien. Alors ?


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Mar 18 Aoû - 14:57

✽ Le feu et la glace ✽

Tu ne dissimulas pas ta surprise et ris en l'entendant dire qu'il comptait user de la force pour pouvoir t'examiner. Tu aurais bien aimé qu'il essaie un peu pour voir ! Tu avais beau ne pas payer de mine, tu avais un long passé rempli de combats et de courses-poursuites, ainsi qu'une fonction dans le présent qui t'obligeait à maintenir ta forme et à avoir beaucoup plus d'endurance qu'il ne t'en avait fallu dans la police. Le corps toujours en équilibre contre la chaise qui était maintenant la seule chose qui te permettait de ne pas t'effondrer Armance, tu jetais un regard incrédule au jeune médecin qui se trouvait devant toi, attendant de voir quel serait son prochain mouvement. Tu pouvais entendre la voix grave de ton père te dire à chaque début de combat : « Toujours observer son adversaire, Armance. On en apprend beaucoup plus en se taisant et en restant immobile qu'en s'agitant dans tous les sens. »  Il n'avait jamais eu plus raison qu'en cet instant.

Malgré la jeunesse (car il devait être plus jeune que toi de quelques années d'après tes estimations) de Mr Gray, tu ne pouvais pas nier qu'il était professionnel, sa tenue était en parfait état et s'il n'y avait pas eu ses cheveux qui partaient dans tous les sens tu ne te serais pas doutée qu'il venait de s'occuper d'un patient.
Même si son attitude un brin autoritaire te rappelait désagréablement un de tes anciens supérieurs et que tu étais dans l'incapacité d'avoir la moindre preuve de ses compétences en médecine, tu étais dans une situation assez inconfortable Armance pour laisser ta méfiance de côté et accepter l'aide qu'on te proposait.

«  J'espère que ce n'est pas ainsi que vous concluez vos rendez-vous galant ou que vous séduisez les jeunes femmes. »  

Tu faisais référence à sa menace de te mettre sur un table d'examen mais tu n'attendais pas de lui qu'il relève ta pique. La fierté était une chose, la stupidité en était une autre ; tu ne cherchais nullement à l'agacer plus qu'il ne paraissait déjà l'être étant donné que tu comptais céder à sa proposition.

« Alors j'en dis que je vais vous faire confiance. Pause. Pour le moment, Docteur Gray. Je suppose que les soins ne se feront pas ici ? Je vous suis. »  

Avec précaution, tu fis un pas et retins une grimace. Cette chaise allait te manquer décidément. Une des solutions possibles pour rendre cette traversée moins difficile aurait été de t'appuyer contre le brun, mais tu avais enduré bien pire que ça dans ta vie et tu te voyais mal exiger cette aide de sa part alors que tu avais au début claironné que tu allais bien. Mentir ne rapportait vraiment rien de bon.  



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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Mer 19 Aoû - 20:33





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray



J’admet que l’autre m’avait un peu énervé et que j’en étais resté dans cet état en m’adressant à miss Courage mais elle menait à un partout, et m’avait mouché le nez. Et comme cela m’arrivait dans ces cas la, je ne relevais pas.

A sa réflexion, j’entendis tout de même un petit gloussement venant de la réception, nul besoin de me retourner afin de savoir de qui il provenait. Mais au moins, la petite brunette accepta finalement que je m’occupe de son cas. Elle dit me suivre mais son soucis devait justement se situer à ce niveau la vu la difficulté qu’elle eut à marcher. Ayant repéré de quel côté cela clochait, j’en vins à la soutenir.


- Appuyez vous sur moi, je vous dit. Promis, pas de rendez-vous galant juste parce que vous acceptez mon bras.

Nous n’allions pas chipoter et j’entrais dans le premier bloc disponible et la fit asseoir sur le lit d’examen.

- Alors, je parierais pour cette jambe ? Fis-je en lui désignant celle qui semblait avoir le plus de mal. Un soucis en arrivant ici ou cela date de plus loin ?

Je fis alors les test d’usage afin de m’assurer de la gravité de la chose. Palpant tout en restant attentif aux expressions et aux éventuelles explications de ma patiente.

- Ça doit être une petite entorse, cela a déjà un peu gonflé. Permettez ?

Et elle voulait repartir sur ses deux jambes avec ça, tranquillement ? C’était un coup à se retrouver allongée un bon moment sans compter la rééducation ensuite. M’enfin si elle avait du temps à perdre…  Que la réponse soit oui ou non, j’étais la pour ça et du mettre à nu la zone, enlevant sa chaussure et relevant le bas de son pantalon. La zone avait déjà pris une légère couleur. Ce que je lui fis remarquer.

- Vous êtes arrivée avec l’unité d’urgence n’est-ce pas ? Hé bien j’espère pour vous qu’ils ne vont pas trop vous manquer car je vais devoir vous mettre en arrêt le temps que cela se remette. Si vous êtes bien sage, cela ne durera que quelques jours et… Accentuant le “et”. ...uniquement si vous reposez suffisamment votre cheville ou utilisez des béquilles.

J’allais chercher une bombe de glace. Non pas un truc à la mister Freeze risquant d’exploser et de transformer le hall des urgences en musée de statues de glace mais un aérosol permettant de refroidir la zone, diminuant la douleur. Ensuite je compressais sa cheville à l’aide d’un bandage spécial, maintenant le ligament atteint mais sans gêner la circulation sanguine. Dire qu’a une époque, l’on plâtrait pour une entorse. Bonjour la mobilité.

- Voila. Je vous conseille de surélever le plus souvent possible. D’ailleurs, vous pouvez rester un peu ici et la reposer. Et en cas de pépins, pas de fierté mal placée, vous vous faites rapatrier ici.

Joignant le geste à la parole, je surélevais, pour le cas ou, l’extrémité du lit.

- Vous pouvez vous allonger un moment sinon, ne bougez pas, je reviens.

Le temps d’aller faire une demande pour les béquilles à la réception et chopper un formulaire, j’espérais qu’elle accepte et profite un peu de l’hospitalité hospitalière pour se reposer un peu. En revenant, je les posais à contre le lit et me mit a la paperasserie d’usage.

- Il me faudrait vos informations d’identité pour votre dossier. Sinon, ne vous en faites pas, vous allez survivre pour cette fois. Vous étiez dans quoi avant d'arriver ici au fait ? Les marines ?*


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Jeu 20 Aoû - 17:15

✽ Le feu et la glace ✽

Même si le geste te mettait un peu mal à l'aise, tu ne pouvais pas nier que ta cheville en était grandement soulagée. La distance que vous aviez eue à parcourir avait été plus longue que tu ne l'avais imaginée et dès les premiers mètres tu t'étais rendue compte que tu serais tout simplement incapable d'y arriver sans aide. Ta souffrance amoindrie, ton esprit était plus clair, si bien que tu remarquas les regards curieux, étonnés ou amusés du personnel hospitalier qui se posaient sur vous, à croire que ce genre de choses n'arrivait jamais.

Murmurant un merci, tu posas ta main sur son bras tout en le laissant passer son autre bras autour de ta taille pour te soutenir. Cette proximité ne te plaisait pas forcément et te donnait l'impression d'être redevenue une enfant fragile ; situation inconfortable mais nécessaire. « Nécessaire », c'était le mot clef de cette journée et que tu te répétais sans cesse pour ne pas avoir la sensation d'être absolument inutile et impuissante.

Installée sur un lit qui n'était pas des plus confortable, tu abandonnas ta jambe souffrante dans ses mains et répondis à ses questions.

« C'est arrivé lorsque nous transportions Mlle Carter sur un brancard dans les escaliers de son immeuble. »

Tu ne t'étales pas sur le sujet, il n'a pas besoin d'en savoir plus pour évaluer les dégâts et poser son diagnostic. Tu lui souris légèrement pour atténuer la sécheresse de ta voix et obliger ainsi ton visage à adopter une attitude qui empêchait de cette façon tout indice visible de ta douleur de se montrer.
Silencieuse depuis que l'examen avait commencé, tu hochas la tête et laissas le médecin mettre à nu le problème. Tu devais admettre Armance, que pour avoir vu et eu de nombreuses blessures de ce genre, tu savais que ce n'était pas bon signe mais pas dramatique non plus.

Les yeux posés sur le docteur Gray, tu te tendis et serras violemment les draps sur le lit. La peur, la honte et la colère s’entremêlaient et ce « sentiment » te donnait l'impression d'étouffer et surtout d'avoir échouer alors que l'expérience venait à peine de commencer. La mâchoire serrée tu te décidais à faire part de ton souhait au jeune homme quitte à recevoir des remontrances sur ton inconscience.

« Je dois être capable de reprendre mon service dans quatre jours. Nous sommes en sous effectif pour le moment et il est hors de question que je les laisse. »

Tu te redressas légèrement pour lui montrer que tu ne céderais pas. Tu songeais déjà à ce que tu devrais acheter pour calmer la douleur et t'aider à bouger aisément sans risquer de tomber ; tu avais dans le passé vu les poulains et amis de ton père agir ainsi et pris toi-même cette habitude quand tu étais blessée dans l'exercice de tes fonctions ou en combattant : tu savais quoi faire.
Alors que tu broyais du noir et évaluais tes chances de continuer à travailler sans aggraver ta blessure, tu émis un soupir d'aise qui te surpris en même temps que le brun appliquait du froid sur ta cheville et la pansait.
Malgré toi, tu sentis ton visage se détendre et ta colère s'amenuiser, si bien que tu fus plus réceptive aux conseils du docteur Alexander Gray.

« C'est entendu. »

Maintenant allongée sur le lit, tu attendais patiemment le retour du jeune homme, tout en te demandant si tout se passait bien pour Gabriel. Mr Stomby n'était décidément pas stable et ton instinct te disait qu'il n'avait pas fini de vous en faire baver.
Entendant la porte se rouvrir, tu jetas un regard vaguement dégoûté aux béquilles : tu étais parfaitement capable de t'en passer. Les paroles teintées d'humour du médecin,elles, te tirèrent un rire.

« Je n'en doute pas docteur, j'ai survécu à bien pire. »  Il ne s'agissait pas de mots en l'air et encore moins d'une bravade, simplement de la vérité. Et si par la même occasion cela te permettait de rassurer Mr Gray sur ta capacité de récupération, alors tant mieux. « J'étais dans la police. » Cela n'expliquait pas tout à fait ta forme physique mais tu étais déjà plutôt étonnée et... flattée ? qu'il songe que tu aies été dans les marines. «  Armance Heo devenue pompière en acceptant de participer à cette expérience. »  

Tu venais juste de terminer de te présenter que l'on entendit du bruit à l'extérieur et un cri : « Enfoiré ! Je sais pas ce que Mlle Carter (propos incompréhensibles) mérite pas ! Moi oui ! Je... »

Alarmée, tu te redressas, faisant tomber par inadvertance les béquilles.

« Qu'est-ce que... ? »  

Tu croisas le regard du jeune homme et tentas de lui faire comprendre que vous deviez aller voir ce qui se passait.

« Armance ! Viens m'aider ! »

C'était la voix de Gabriel !



Dernière édition par Armance Heo le Jeu 3 Sep - 18:02, édité 1 fois
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Alexander Gray
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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Sam 22 Aoû - 20:09





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray




- Ah ! J’aurais dit l’armée pour le côté masochiste mais, d’une certaine façon je ne suis pas tombé loin.

Et revoilà l'énerver qui reviens à la charge. Non mais sérieux, il se croit ou ?
Ce qui manque ici, ce sont des agents de sécurité ou alors, nous n’allions pas tarder à suivre des cours en self-défense histoire d’y palier. Remarquez, ce devait être une idée à creuser.

Alors comme ça, la petite dame était dans la police et apparemment, elle ne tient pas en place non plus puisque la voila qui tente déjà de se lever.


- Oula ! Doucement, déjà prête à accourir au moindre bruit ! Vos béquilles au moins.

Je les lui ramasse et lui tend.

- Si vous ne les utilisez pas, c’est simple, dites adieu à vos quatre jours. Je vais voir ce qu’il veut… encore. Vous, molo avec votre cheville. S’il vous plaît.

De nouveau, j’arrivais face à l'individu, déjà en compagnie des collègues de Miss Rambo. J’aimais bien ce petit nom au final. Du genre qui continue à courir avec une atèle à la jambe et une flèche dans le bras. Mais il n’était pas seul. Génial, nous voila avec les deux tourtereaux sur les bras à présent. Du moins, je n’allais pas tarder à le comprendre.

- Monsieur, sérieusement, nous allons devoir user d’autres moyens si vous ne vous calmez pas. Vous êtes dans un hôpital ici, devrais-je vous le répéter indéfiniment ? Ou devrons- nous alors appeler les services de police. Nous vous avons déjà informés sur l’état de votre petite amie, nous vous avons demandé d’attendre, il n’y a rien de plus à faire alors que voulez vous encore ?

La dessus, c’est le second qui se réveilla.

- Qu.. quelle petite amie ! Espèce de…

Et les voila qui se jette l’un sur l’autre à présent. Les collègues pompiers se jetant sur petit ami numéro un tandis que je tentais de retenir petit ami numéro deux, espérant tout de même recevoir un renfort.

Numéro un fut repoussé une nouvelle fois vers la sortie tandis que numéro deux toujours enclin à lui refaire le portrait façon Picasso nous donnait bien du fil à retordre.


- Du calme monsieur. Bon apparemment, il y a peut être eu malentendu. Alors on respire, on se calme et on discute, ok ? Bon…

Je lui dressais de nouveau le topo sur l’état de santé de la demoiselle et il sembla se calmer. Plus encore, il alla s’asseoir sur le siège le plus proche, posant d’autres questions sur comment cela avait pu arriver. Je répondis à celles que je pus, laissant le soin à miss Rambo d’éclaircir ce qu’elle pouvait de son côté.

Finalement, une infirmière vint avec les premiers résultats. Je ne fus pas étonné en les lisant et les rapportaient à Petit ami numéro deux qui, au final, semblait plutôt en être le numéro un. Fallait suivre tout de même.


- Les radios indiquent qu’un morceau de verre est assez mal placé mais sans que ce soit désespéré pour autant. Elle devra passer en chirurgie de toute façon, ce sera délicat mais encore rien de dramatique. A l’heure qu’il est, elle doit être à l’anesthésie. Donc mieux vaut prendre votre mal en patience. Quant à ses jambes, le chirurgien va s’en occuper dans la foulée mais il lui faudra de longues semaines de repos puis de rééducation. Pour cela, je compte sur vous. Et d’ailleurs, vous devriez avoir une bonne discussion entre hommes. Vous sauter à la gorge sans arrêt ne vous mènera à rien.

La dessus, je m’excusais car il me fallait tenir ma parole que d’informer numéro un... enfin deux… enfin bref. Ces histoires d’amour compliquées... Qu’on me préserve de ces trucs à  la noix, par pitié.


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Jeu 3 Sep - 18:14

✽ Le feu et la glace ✽

Il ne pouvait pas être tombé plus loin, mais tu décidais de passer outre car tu avais des préoccupations bien plus sérieuses que celle d'enrichir un médecin sur les différences importantes entre un soldat et un agent. Tu pouvais clairement entendre le tumulte créé par l'individu que vous aviez eu le malheur d'apporter avec vous et qui était par ailleurs responsable de ton état actuel. La mine fermée, le regard décidé, tu tenais à peine en équilibre mais tu tentais Armance de véhiculer de l'assurance afin que le Docteur Gray n'envisage pas une seule seconde la possibilité que tu ne viennes pas en aide à ton collègue ainsi qu'à l'hôpital qui manquait cruellement d'un personnel de sécurité...

A leur décharge, l'expérience venait à peine de commencer et tous les participants n'étaient pas encore arrivés – de plus qui irait penser qu'un personnage aussi extrême se retrouve ici. Ce n'était sans doute pas un hasard s'il n'y avait pas de police, un tri était fait ; quelques brebis galeuses et plus malignes pouvaient néanmoins s'être glissées entre les mailles du filet.

Quoiqu'il en soit, tu étais ravie de constater que l'homme en face de toi t'avait plutôt bien cernée – il n'avait même pas essayé de te retenir ! Presque en souriant, tu pris les béquilles qu'il t'incombait d'utiliser si tu souhaitais reprendre le boulot au plus vite, et c'était le cas. Tu étais bien évidemment loin d'être enchantée de traîner avec toi ce qui représentait à tes yeux un aveu terrible de faiblesse mais l'expérience t'avait appris qu'il valait mieux s'accommoder des épreuves de la vie plutôt que de les affronter tête baissée.

Le tourbillon violent de sentiments que tu avais éprouvé jusqu'à présent, s'atténua quelque peu face à la politesse du brun qui te déstabilisa. Il t'avais donné l'impression d'être une personne franche et assez directe pour s'épargner les règles de bonne conduite en communauté et celles de médecin à patient ; tu avais visiblement sous estimé l'éducation qu'il avait reçue.
Sans un mot, tu le suivis, retournant vers ce fameux hall où se déroulait la scène du premier mélodrame de son existence. Tes yeux trouvèrent immédiatement Gabriel tentant de calmer un Mr Stomby qui paraissait prêt à sauter à la gorge du nouvel arrivant. Luigi quant à lui hurlait sur sa montre à l'extérieur du bâtiment, très certainement sur vos camarades qui devaient s'impatienter. En tous les cas, bien que tu ne parlais pas italien, tu n'aurais pas aimé être à la place de tes collègues qui subissaient l'exaspération de l'infirmier principal.
Une fois que ton coéquipier comprit qu'il n'arriverait pas à raisonner le charmant voisin de Mlle Carter, il prit le soin de t'expliquer que lorsque le petit ami officiel de la jeune femme était entré, Mr Stomby s'était mis dans une colère noire et avait commencé à insulter le pauvre homme tout en lui faisant bien sentir qu'il était responsable de l'accident de sa copine. Tu n'eus malheureusement pas le temps de transmettre ces informations à ton médecin et ainsi d'éviter que les deux soupirants de la demoiselle ne se jettent l'un sur l'autre.
Tandis que le brun se chargeait de calmer les ardeurs du véritable petit ami, tu chargeas Gabriel de faire sortir l'autre homme et de prévenir Luigi de la situation (ce qui le mènerait bien évidemment à lui passer un savon... on n'énervait pas un italien sans conséquences). Pour ta part, tu t'occupas d'expliquer à Mr Hill comment sa compagne s'était retrouvée ici.

« C'est son voisin, Mr Stomby qui nous a alertés, votre petite amie était inconsciente sur le sol. Elle n'est pas tombée de bien haut mais c'est la réception qui a posé problème. C'est sur sa table en verre qu'elle s'est effondrée ce qui a compliqué notre tâche car un nombre important de morceaux ont perforé son dos. Je vous épargne le reste mais sachez qu'elle était stable lorsqu'elle est arrivée mais il n'est pas impossible qu'il y ait des complications. »

Tu n'ajoutas rien, même si tu avais des compétences dans les gestes de premiers secours et pour soigner des blessures qui arrivaient lors de combats, tu n'en avais pas assez en médecine pour lui offrir des mots réconfortants et préférais le préparer au pire. La réponse vint à nouveau du jeune homme qui vous apporta des informations peu rassurantes mais pas catastrophiques. Tu avais bien conscience que tu aurais dû réconforter Mr Hill mais les mots te semblaient inutiles et tu étais réticente à initier le moindre contact avec quelqu'un que tu ne connaissais pas.

« Vous devriez suivre son conseil. » Tu le regardas. « Bien que les intentions de Mr Stomby ne soient pas aussi louables qu'il le faudrait, c'est grâce à lui que Mlle Carter a une chance de s'en sortir et que nous avons pu intervenir rapidement. »

Tes mots paraissaient l'avoir convaincu et tu le suivis en boitant à l'extérieur du bâtiment, rejoignant tes collègues et le docteur Gray qui avertissait Mr Stomby de l'état de santé de sa voisine.

« Mr Stomby ? Je crois que Mr Hill a quelque chose à vous dire. »

Les remerciements furent difficiles à entendre car l'homme marmonnait dans sa barbe mais personne ne pouvait nier qu'il n'avait pas fait cet effort, même l'autre soupirant de la jeune femme qui les accepta de mauvaise grâce, les lèvres pincées.

C'est à ce moment-là que Gabriel remarqua tes béquilles et ton pied bandé.

« Tu es blessée ?! Quand est-ce que c'est arrivé ? Dans les escaliers lorsqu'il t'a bousculée ? Attends mais pourquoi tu ne nous as... 
– Oula ! Doucement doucement. Ce n'est rien de grave, j'ai juste eu un souci quand on a transporté Mlle Carter dans les escaliers. Je suis habituée à ce genre de choses, c'est trois fois rien, pas vrai docteur ? »

Tu te tournas vers le brun dans l'espoir qu'il confirme tes propos.

« Pas besoin vous inquiéter, et puis vous aviez déjà une blessée à laquelle penser. »

Ce n'était pas que tu ne leur faisais pas confiance, mais il aurait été totalement contre productif de signaler ton problème devant l'état bien plus alarmant de votre patiente, et puis tant qu'à faire, tu préférais régler tes soucis seule.  



hrp:
 
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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Sam 5 Sep - 12:04





Le feu et la glace


Armance Heo - Alexander Gray




Ah mais c’est qu’elle me prenait à parti d’un coup. Que dire d’autre que d’appuyer ses dires sur le fait, vu qu’elle semblait y tenir, à vouloir tenir le coup envers et contre tous. Surtout devant ses collègues également. Pourtant ils auraient été sans doute capable de comprendre que, parfois, oui, il arrive qu’il faille penser à faire passer sa santé en premier.

- Rien de grave tant que vous suivrez mes consignes en tout cas.

Numéro un et deux se confondaient désormais en explications sur le comment du pourquoi la demoiselle était tombée, même s’ils en savaient déjà les grandes lignes, l’on eut dit qu’au moins, cette inquiétude commune pour la jeune femme pouvait les forcer à se calmer un peu. Le principal, au fond étant qu’ils cessent de tenter de s’égorger l’un l’autre. Nous les laissions faire du coup.

- Vous êtes sure de vouloir reprendre le boulot ? Sinon l’on peut vous apprêter une chambre pour la journée. Mais me reprenais aussi vite. Non. Je plaisantais ! Levant les mains un instant. Bien que l’on peut toujours essayer. Plus sérieusement, si l’état de votre cheville est mise à mal, revenez sans tarder.

La dessus, je saluais la petite troupe, l’un d’eux semblant depuis un moment piétiner afin qu’ils repartent, je comptais tout de même sur leur côté solidaire pour s’assurer que notre Miss Rambo demeure prudente.

Au moins, cette petite aventure aura eu le mérite de casser la monotonie de la journée et de rencontrer de nouvelles têtes. Une journée moins perdue qu’il n’y paraissait au début. Mais j’allais tout de même devoir assurer la navette dans les heures qui allaient suivre afin de rassurer Un et Deux… enfin Stomby et Hill sur l’état de Mademoiselle Carter. La routine reprenait son cours en somme.

Bon.. et Chester allait-il se décider à sortir de son fichu coma
?


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   Sam 5 Sep - 20:42


✽ Le feu et la glace ✽

Tu ne bronchas pas en entendant le médecin insister sur ton besoin de repos qui te permettrait de ménager ta cheville, mais un léger pli contrarié se forma sur ton front lorsqu'il envisagea la possibilité pour toi de te reposer à l'hôpital. Ce n'est pas que tu n'aimais pas les endroits bondés, envahis de microbes et de gens souffrants... mais tu n'étais pas certaine que ton estomac survive à la nourriture qu'on te donnerait.
Derrière vous, les prétendants de Mlle Carter se houspillaient gentiment en vous lançant à tous les quatre des regards afin de vérifier que leur conversation ne vous parvenait pas. Tu n'osais imaginer Armance ce dont ils devaient parler, mais ton instinct te conseilla de ne pas hésiter à rendre une petite visite à la victime dès qu'elle serait hors de danger.  

Tu inclinas légèrement la tête.

« Je n'y manquerai pas Docteur Gray. Nous allons de toute façon être amenés à nous revoir. »

L'idée ne te semblait pas déplaisante même si cela signifiait devoir faire avec son humour étrange.
Alors qu'il prenait congé, Luigi interrompit tes pensées :

« On doit y aller maintenant. Une autre intervention dans le quartier sud ouest. 
– On te suit. Allez Army, le devoir nous attend ! »

Un léger sourire aux lèvres tu suivis tes coéquipiers en jetant un dernier regard au bâtiment : oui, tu allais certainement devenir très familière avec cet endroit durant l'année.


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MessageSujet: Re: Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]   

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Le feu et la glace (avec Armance) [Terminé]
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